Chapitre 7-60

Origni Kar Atvédef

Tout s’est passé si vite ! J’ai été précipité entre les piédroits de l’entrée du métro, avant d’être ébloui par une lueur aveuglante. J’ai entendu une détonation et senti des tonnes de débris m’ensevelir. Les compensateurs de ma combinaison se sont aussitôt enclenchés et j’ai perdu connaissance…

Jusqu’à ce que le “wishâo, wishâo, wishâo…” de l’alarme me réveille. Des informations défilent sur la visière : le poids des décombres qui me retiennent prisonnier s’allège. Une lumière de projecteur apparaît, je suis happé…

« Origni ! » La voix de Vitri.

« Vitri ! Qu’est-ce qui s’est passé ?

L’objet non identifié a lâché un okiando avant de se désintégrer !

Un okiando !? » Deux personnes en combinaison m’aident à me redresser. Il fait encore nuit sur le site.

« Oui. Au-dessus de la ville. Tout a été soufflé !

Et… le commandant ? » Je suis gagné par un soudain sentiment d’urgence. Je suis entraîné vers un vaisseau qui, tous feux éteints, stationne à proximité. Un apsilos. Les ruines d’Atari ont disparu. Je suis en plein milieu d’un désert de rocailles !

« Tout s’est passé très vite. Comme s’ils s’attendaient à notre visite. Un vaisseau est venu chercher le commandant. Ils l’ont emmené.

Où ça ?

Aucune idée. Nous avons perdu la trace de l’appareil.

Perdu ?

Oui. Il s’est évanoui.

Un vaisseau furtif ?

Je crains qu’il n’y ait eu quelques changements pendant notre absence… Nous avons attendu que leur vaisseau s’en aille avant de venir te récupérer.

Et les apsilos censés nous couvrir ?

Désintégrés !

Et… Tanacé ?

En alerte.

Des nouvelles des autres ? » Nous montons à bord de l’apsilos.

« Aucune. Nous n’avons aucune demande de contact, aucune liaison avec qui qu’ce soit. C’est à croire que nous n’existons pas.

Et les soi-disant rescapés que nous venions récupérer ? » L’appareil décolle.

« Aucune trace.

Serions-nous… tombés dans un piège ?

J’en suis persuadé. »