« Ève ? » C’est le ton calme, mais sérieux d’Atar, l’aîné des compagnons Éthaïres. Il m’interrompt juste quand je venais de dire à Thomas de se taire !
« Oui, Atar. Quoi ?
— Kalept ne répond pas.
— Ben normal. Cette nuit elle se régénère. Tu voulais lui dire quoi ?
— Je voulais l’informer. Elle ne sait pas quand nous repartons.
— Mais toi, tu sais, non ?
— Lepte vient de me dire que le départ a été avancé. On repart après-demain !
— Déjà !
— Oui ! Je sais pas pourquoi, et Lepte non plus.
— Elle voulait nous faire visiter la confiserie d’Anou Naki. Tu connais ? »
À cet instant, la pensée de Lepte se fait entendre : « Vous ne dormez pas, les enfants ?
— Ben non, tu vois bien.
— La visite de la confiserie est reportée. Je préviendrai Kalept à son réveil. N’en parlez pas à vos parents. Kalept les préviendra demain après-midi. Ne les inquiétez pas, restez bien sages et évitez les démonstrations. Économisez vos forces. Vous en aurez besoin.
— Mais… ils savent bien qu’on n’est pas… normaux.
— Je sais, mais tout ça les dépasse. Moins ils en savent, mieux c’est. Adam ? Tu retrouveras Éoïah dans deux jours.
— Oh ? Elle qui n’était pas sûre d’être prise pour Zadari. Alors elle vient vraiment ?
— Oui ! Je viens de l’apprendre.
— Super !
— Vous retrouverez Éoïah, Ahoha et Oahé. Atar ? Tu le sais déjà.
— Oui. Eptys et moi. C’est tout.
— Vous serez deux éthaïres, trois Ligures et cinq Humains avec les Zadars.
— Kalept sera seule ? demande Atar.
— Je n’en sais pas plus. Maintenant… allez dormir.
— Bonne nuit ! »
