Mike Olson – Nouveau-Mexique
Habillé d’une chemise épaisse et d’un pantalon de toile, je pousse les portes et sors de la maison. La chaleur de la journée s’est évaporée, il fait frais. C’est vrai que nous sommes à près de treize cents mètres d’altitude…
J’ouvre la porte sectionnelle du garage et enfourche le speedglide.
Je démarre… et referme le cockpit en appuyant, comme le veut la procédure d’urgence, sur le bouton “ST”. Ce qui a pour effet de supprimer l’affichage des informations sur le cockpit, d’empêcher l’allumage du phare, et de diminuer la signature thermique de l’engin.
Le ciel est dégagé, la lune éclaire suffisamment le paysage pour que je m’y retrouve. À vol d’oiseau, je ne suis qu’à six kilomètres de la zone occupée par l’Organisation. Nous n’occupons que la partie nord de l’ancienne base d’Holloman. En me dirigeant vers le sud-ouest, je m’engage sur un chemin rocailleux qui descend en pente douce…
Je fais… le tiers du chemin, lorsque j’aperçois une lueur dans le ciel ! Je m’arrête aussitôt. Ce n’est pas un point lumineux, mais un rai de lumière qui vient d’apparaître ! surgi du néant ! Un rai de lumière qui s’élargit ! L’écoutille d’un grand vaisseau ! Un vaisseau que je devine, parce qu’il masque une partie de la voûte étoilée ! sans renvoyer la lumière de la lune !
Un objet lumineux, circulaire, jaillit de l’ouverture pour descendre vers la base. Il s’agit d’un ensemble de quatre plates-formes. Une centrale, plus large, reliée par des passerelles à trois petites plates-formes périphériques d’où s’échappent des lumières bleutées.
Il me semble deviner trois silhouettes debout sur la plate-forme centrale.
J’ouvre le cockpit et mets pied à terre pour relever le siège à la recherche des jumelles. Je les allume… mais elles ne fonctionnent pas !
